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séisme [seism]
séisme nom commun - masculin (séismes)
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1. |
sciences de la terre : en volcanologie secousse affectant l'écorce terrestre, engendrée à une certaine profondeur et qui se propage à l'intérieur de la Terre à partir d'un épicentre ? mesurer la magnitude d'un séisme |
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2. |
bouleversement de grande importance ? la décision a créé un véritable séisme administratif |
Claude Prépetit est ingénieur au bureau des mines et de l’énergie d’Haïti. Il a rédigé ce texte avant la catastrophe qui vient de se produire. On peut notamment y lire ces lignes : "La relative quiescence sismique du dernier siècle ne doit pas nous porter à croire que notre pays n’est plus à l’abri de séismes dévastateurs. Tout simplement, les failles sismiques se trouvent temporairement bloquées, accumulant ainsi de l’énergie susceptible d’être relâchée lors de séismes à venir, impossibles d’ailleurs à situer dans le temps. En termes de prévision, nous pouvons seulement avancer que, sur la base des mesures de géodésie spatiale effectuée sur l’Ile depuis plus de cinq ans, il a été enregistré des déformations de plus de 7 mm/an le long des failles septentrionale et sud d’Haïti. Ces déformations ont été induites par un mouvement de cisaillement de l’ordre de 17 mm/an entre les côtes nord et sud. Compte tenu de la période d’accalmie sismique observée au cours de ces deux derniers siècles, cette déformation élastique aurait induit un déficit de glissement de l’ordre de deux mètres le long des deux grandes failles actives d’Haïti. Le relâchement d’une telle énergie accumulée patiemment dans les entrailles de la terre au fil des ans, pourrait donner naissance à des séismes de magnitudes supérieures à 7 sur l’échelle de Richter graduée de 1 à 8. Il s’agit de ces mêmes magnitudes qui ont eu à détruire Port-au-Prince en 1751 et 1770, puis le Cap-Haïtien en 1842. Il n’est pas improbable que les épicentres des séismes à venir soient situés dans les mêmes zones que celles observées dans le passé."
Les tremblements de terre ou séismes se rangent en tête des catastrophes naturelles quant à la gravité des conséquences qui en résultent pour l’espèce humaine. A la différence des inondations, les séismes constituent un type de désastre dont les causes sont entièrement indépendantes de l’action de l’homme. L’inconscient collectif haïtien n’a plus en mémoire les catastrophes naturelles liées aux secousses telluriques enregistrées autrefois dans le pays. Au fil des temps, ces souvenirs lointains se sont estompés et, de génération en génération, on finit par oublier que Haïti a connu dans le passé des moments de forte émotion et de grande angoisse causés par de puissantes vibrations en provenance de notre sous-sol. Imaginez un instant que ces mouvements telluriques se reproduisent aujourd’hui en Haïti avec les mêmes magnitudes et intensités ! Bien sûr, l’imaginaire collectif haïtien ne saurait penser qu’il est dans l’ordre des choses que ces phénomènes naturels puissent un jour se reproduire, en raison, d’une part, de sa méconnaissance de la réalité de la menace sismique en Haïti et, d’autre part, de ses croyances religieuses, instituant un « Bon Dieu bon », le préservant de tous risques et désastres naturels. © Claude Prépetit _ 17 janvier 2010
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